Volet éducatif et scolaire

Voiles Sans Frontières : un engagement durable en faveur de la petite enfance dans le Saloum

Parce que les premières années de la vie sont déterminantes.

Permettre aux tout-petits d’accéder à une éducation préscolaire de qualité, c’est leur donner les premières clés pour grandir, apprendre et trouver leur place au sein de la société.

Entre 3 et 6 ans, l’enfant construit progressivement son autonomie, développe son langage, sa curiosité et ses capacités d’apprentissage. La préscolarisation favorise également la socialisation : elle apprend aux enfants à vivre ensemble, à partager, à respecter des règles et à développer leur confiance en eux.

Ces premières expériences jouent aussi un rôle essentiel dans la réussite de leur future scolarité. Entrer progressivement dans les apprentissages, découvrir le plaisir d’apprendre et évoluer dans un environnement adapté permet aux enfants d’aborder l’école primaire avec davantage de confiance et de meilleures bases.

C’est cette conviction qui anime depuis de nombreuses années l’engagement de Voiles Sans Frontières (VSF) auprès des jeunes enfants du Delta du Sine Saloum.

 

 

Une histoire qui a commencé avec Max Wolfer

Cet engagement trouve ses racines dans le travail remarquable de Max Wolfer, enseignant de métier et membre particulièrement engagé de Voiles Sans Frontières.

Profondément attaché à l’éducation et aux populations du Saloum, Max a été le véritable pionnier du soutien de VSF à la petite enfance. Il est notamment à l’origine de la construction d’une première classe destinée aux tout-petits à Diogane.

Par son investissement, sa conviction et son attachement au terrain, il a ouvert une voie que VSF a souhaité poursuivre après sa disparition.

C’est avec beaucoup de reconnaissance pour son travail que nous avons, au fil des années, repris et développé ce flambeau.

De Bassar à Siwo : construire, rénover, accompagner

L’aventure s’est poursuivie avec la rénovation et l’agrandissement de la Case des Tout-Petits (CTP) de Bassar, puis avec la construction de nouvelles CTP à Falia et à Siwo.

Ces projets ont été menés dans un esprit de continuité et de coopération étroite avec les communautés locales.

C’est également une aventure humaine portée collectivement. Avec mes deux acolytes, Pierre André et Daniel Monges, nous avons partagé la volonté de faire de ces Cases des Tout-Petits bien davantage que de simples bâtiments : de véritables lieux d’accueil, d’éveil, d’apprentissage et de vie pour les enfants.

Pour ces deux dernières constructions, nous avons la chance de travailler avec un maître d’œuvre particulièrement impliqué, Moussa Ndiaye, de la société Melissa Holding Pro, qui a toute notre confiance. Il veille notamment à faire travailler les artisans des villages, favorisant ainsi l’implication et les retombées économiques locales. Moussa Ndiaye continuera à nos côtés pour la construction de la nouvelle CTP de Djirnda.

À Siwo, une belle illustration du chemin parcouru

La réussite d’une Case des Tout-Petits ne se mesure pas uniquement à la qualité de ses locaux. Elle se mesure surtout à la vie qui s’y développe, à l’implication des enfants, des enseignants, des familles et de toute la communauté.

La kermesse organisée à Siwo, réunissant l’école primaire et la Case des Tout-Petits sur 2 jours, en est une belle illustration.Au programme : des activités, des jeux, des moments de partage et de convivialité, mais aussi une remise de prix destinée aux tout-petits.

 Les petits avec le directeur de la CTP Abdou Senghor et une enseignante.

Cette journée témoigne de la place progressivement prise par la CTP au sein du village. Elle montre également que l’éducation des jeunes enfants devient une véritable dynamique communautaire, associant les enfants, les équipes pédagogiques, les parents et les habitants.

Au-delà des apprentissages, ces moments contribuent à créer du lien, à valoriser les enfants et à renforcer leur confiance en eux.

Et l’aventure continue!

 

Des parents heureux avec le jeune élève